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Slammer d’une manière plus sûre

« L’effet d’un slam est très intense. La ruée vers l’or donne une envie irrésistible. Mais l’année dernière, j’ai perdu le contrôle de moi-même. Maintenant, je regrette de plus en plus d’avoir commencé à slammer. » M. (42)

Sammer

Dans le milieu du chemsex, le slamming, ou claquer, devient de plus en plus courant. Des substances chimiques telles que la Tina (crystal meth), le 3-MMC, la kétamine, la cocaïne, la méphédrone et d’autres (nouvelles) substances sont insérées à l’aide d’une aiguille avant ou pendant les rapports sexuels. 

Slammer ou claquer est une métaphore : le terme fait référence au claquement d’une porte. Le terme symbolise l’effet immédiat, souvent écrasant, après l’injection (le rush). En raison de cet effet, le slamming est souvent vécu et décrit comme le rush sexuel le plus intense. Ce rush augmente la confiance en soi et, en raison de la forte stimulation sexuelle, les sessions de slam durent parfois plusieurs jours.

Le claquement peut également être très risqué. Sachez que le slamming est la technique d’utilisation la plus intense, alors préparez-vous bien !

Techniques de slamming
Il existe différentes techniques de slamming : intraveineuse (dans les veines), intramusculaire ou musculaire (dans les muscles), sous-cutanée ou « skin popping » (sous la peau) et booty bumping (insertion anale sans aiguille). De toutes les techniques d’utilisation, le slamming dans la veine est la plus risquée. L’utilisation d’une bonne technique de slam est essentielle et peut éviter de nombreux problèmes et des dommages permanents.

Quelques conseils :

  • Le claquement intraveineux :
    Faites attention à ne pas toucher les artères. Ceux-ci sont souvent plus profonds et de couleur rougeâtre. Le slamming fait-il mal et le sang est-il mousseux ? Alors il y a de fortes chances que vous ayez touché une artère. Dans ce cas, retirez l’aiguille avec précaution et appuyez fermement avec un bandage sur le point de slamming pendant au moins 15 minutes. Gardez votre bras en l’air pendant que vous faites cela. Si elle ne s’arrête pas, rendez-vous au service des urgences de l’hôpital le plus proche ou appelez le 112. Les veines appropriées sont situées sur l’avant-bras. Ils peuvent être utilisés sur toute la longueur, du poignet à l’intérieur du coude. Alternez l’endroit où vous frappez (bras gauche, bras droit) et frappez toujours dans le sens de la circulation du sang vers le cœur. Ne jamais frapper l’aine ou le cou. Dans ces zones, les artères et les nerfs sont proches des veines.
  • Musculation et éclatement de la peau (skin popping) :
    Ces techniques sont souvent douloureuses. La musculation est souvent pratiquée avec la kétamine, mais avec d’autres drogues, il est préférable de ne pas le faire. De nombreux médicaments sont mal absorbés sous la peau et dans les muscles. Les deux techniques augmentent le risque de tissu cicatriciel.
  • Booty bumping :
    Cette technique peut provoquer de graves crampes intestinales lors de l’utilisation des uppers. Ne partagez pas les seringues pour éviter la transmission de l’hépatite C et d’autres IST.

Important à retenir :
Le partage de tout matériel peut propager le VIH, l’hépatite B et l’hépatite C. Par conséquent, il ne faut jamais réutiliser ou partager les seringues. Ne jetez jamais les seringues usagées à la poubelle. Cela empêche les autres de se piquer. Il existe des conteneurs de seringues de poche très pratiques. Une boîte en métal ou en plastique dur convient également.

Gérer la descente
Les jours de slamming vous épuisent complètement physiquement et mentalement. Une descente est le résultat d’un processus au cours duquel le corps récupère et peut durer plusieurs jours. La descente est souvent accompagnée de sautes d’humeur, de sentiments dépressifs, d’épuisement et de maux de tête. Le manque de patience et l’humeur sont également des plaintes courantes.

L’intensité de la descente dépend de :

  • Combien de temps vous avez utilisé d’affilée.
  • La quantité et les combinaisons que vous avez utilisées.
  • Le degré de repos, de nutrition et d’hydratation pendant la session de slam.
  • Toutes les impressions que vous avez acquises pendant le slamming.

Des conseils pour faciliter le retour à la normale :

  • Passez une bonne nuit de sommeil.
  • Distrayez-vous. Regardez un film, faites du vélo ou du sport, promenez-vous ou écoutez de la musique.
  • Ne restez pas seul. Appelez ou prenez rendez-vous avec des amis qui peuvent vous soutenir.
  • Mangez de petites portions saines (fruits, légumes, soupes, noix, légumineuses, poulet, thon).
  • Soyez gentil avec vous-même !

Source : dépliant « Slamming : do’s & don’ts » de la MAINline. https://mainline.nl/

Vous voulez en savoir plus ?

  • Pour plus d’informations sur la tina, le chemsex et les slams, veuillez consulter le site www.sexntina.nl. 
  • Pour obtenir des informations, des conseils et un soutien sur le slamming, vous pouvez également envoyer un courrier à l’adresse suivante : [email protected].
  • chemMEN : vous trouverez ici des ambulanciers qui pourront étudier cette technique avec vous. Du matériel neuf, tel que des seringues, des filtres, de l’eau stérile, des gobelets stériles et des conteneurs d’aiguilles, peut également être obtenu gratuitement au ChemMEN ou à l’échange de seringues, vous pouvez y apporter vos aiguilles usagées. Contactez nous via free-clinic.be ou par téléphone/sms/Whatsapp : 0485/41.85.53 (Jasper) ou 0485/41.89.90 (Nick)

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